Toggle Menu
2 Avocat(s) expérimenté(s)
en Droit pénal
en Droit pénal
  • R Rédacteur
  • F Formation
Testez gratuitement pendant 1 mois sans engagement
Tous nos articles scientifiques ont été lus
215 876 fois le mois dernier
23 797 articles lus en droit immobilier
54 149 articles lus en droit des affaires
29 852 articles lus en droit de la famille
50 628 articles lus en droit pénal
18 737 articles lus en droit du travail
Vous êtes avocat et vous voulez vous aussi apparaître sur notre plateforme?  Cliquez ici
Testez gratuitement pendant 1 mois sans engagement
Vous êtes avocat et vous voulez vous aussi apparaître sur notre plateforme?  Cliquez ici
image article

La 5G à Bruxelles, nouvelle menace pour notre santé !

DROIT PENAL

Abrégés juridiques

14 Mai 2014

Le phishing

Le phishing

Cette page a été vue
476
fois
dont
32
le mois dernier.

Le phishing est un nouveau type d’escroquerie qui consiste à contacter des personnes par e-mails ou par téléphone en se faisant passer pour une entreprise bien connue (typiquement une banque) dans le but de détourner des données personnelles et confidentielles à des fins frauduleuses, telles les données relatives aux cartes de crédit, des coordonnées bancaires ou des mots de passe. Le destinataire du mail ou de l’appel croit être en relation avec sa banque et communique ses données confidentielles, alors qu’il s’adresse en réalité à des imposteurs qui se serviront des données recueillies illégalement.

Bien que cette pratique soit exercée principalement sur internet, elle tient plus de l’escroquerie que de la fraude informatique. En effet, l’infraction de fraude informatique consiste, par l’utilisation de différents moyens 1, à tromper une machine et non une personne. Le fraudeur s’attaque à un système informatique qu’il tente de modifier à son profit.

Dans le cas du phishing, le délinquant trompe une personne qui est par exemple cliente de l’institution imitée. Cela correspond mieux à la définition de l’escroquerie qui prévoit l’utilisation de moyens frauduleux pour se faire remettre un bien appartenant à autrui 2. On retrouve ici la notion de remise qui implique nécessairement l’intervention d’une personne physique ou morale. Cette remise est déterminée par l’usage de faux noms ou la mise en place de manœuvres frauduleuses, d’une machination ou d’artifices 3 comme la création d’un site internet pirate identique à celui de la banque imitée. En matière d’escroquerie, il est indifférent que l’auteur de l’infraction ait agi pour se procurer un avantage ou bien au profit d’autrui 4.

_______________

1. Article 504quater du Code pénal.

2. Article 496 du Code pénal.

3. Cass., 20 janvier 1969, Pas., 1969, I, p. 459.

4. Cass., 26 juin 1973, Pas., 1973, I, p. 1004.